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AFOOT DU SUD > UNE AFFAiRE DE FRiC : LES PROFiTS DU MONDiAL, F*** FiFA, BLACK DiAMONDS : LES NOiRS RiCHES

juin 25, 2010

C’EST BiEN CONNU, le foot c’est (aussi, ne soyons pas trop durs) une affaire de gros sous. C’est donc l’occasion pour nous de parler des bénéfices de la coupe du monde pour le pays organisateur, de la vénalité de la fédération internationale de football, mais aussi de l’argent des classes aisées sud-africaines.

« Who profits most ? », c’est la question posée par l’hebdomadaire anglais The Economist bien avant le début des festivités/hostilités. « Au total, la Coupe du monde devrait permettre d’injecter 12,4 milliards de dollars dans l’économie sud-africaine. Dont 16 % pour les activités touristiques, le reste allant aux infrastructures, en grande partie financées par le gouvernement […] Mais en fait, c’est Pretoria qui assumera la plupart des coûts, la Fifa ne finançant que les déplacements et la préparation des équipes… » La Fifa, elle « empochera en retour les retombées financières directes, droits de télévision et produits dérivés. »
La réponse est donc simple : l’Afrique du Sud y gagnera, mais pas autant que la Fifa.

Une Fifa qui commence à en irriter plus d’un en Afrique du Sud avec ses « règles draconiennes sur la publicité et le marketing. » C’est bien simple : il est formellement interdit d’utiliser tous les mots tels que «Fifa», «Coupe du monde» et même «2010». C’était sans compter sur l’imagination bouillonnante d’un artiste de Cap Town, qui tient à rester anonyme. Il vend, à prix coûtant, un tee-shirt avec un message… codé : « Fick Fufa ». « Quant au site d’informations satiriques Hayibo.com, il chatouille aussi la Fifa avec un T-shirt où figure cette inscription difficilement traduisible : ‘Feefa 2.010 Whirld Cup Sowth Africa’ (sic). »  C’est le très bon blog « Posts d’Afrique », tenu par les journalistes de Libération, qui nous rapporte tout cela. On en reparlera.
Et si quelqu’un a des photos des ces créations vestimentaires frondeuses, qu’il les envoie, c’est impossible à trouver sur le net.

Puisqu’on parle d’argent, parlons de ceux qui en ont en Afrique du Sud : les black diamonds, la nouvelle classe noire aisée. Leur trip ?
1. Pour les plus caricaturaux d’entre eux, les voitures (au minimum des BMW -Be my wife-, mais si possible plutôt des Cadillac et Bugatti) et la frime : bouteilles de Moet et Chandon en boite  de nuit le samedi, parade dans le Soweto de leur enfance le dimanche. On comprend pourquoi le mot BEE est passé de simple acronyme de Black Economic Empowerment (les explications en anglais sont là, la version françasse ici) à l’équivalent d’une moquerie, voire d’une insulte. (L’humoriste sud-africain Travor Noah dont on parle ici  en a fait un très bon sketch.)
2. Restent les autres, ceux qui en profitent pour investir dans l’éducation de leurs enfants.
Merci à Challenges de parler d’eux aussi: ils doivent forcément être majoritaires…

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