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PENDANT CE TEMPS, EN CôTE D’iVoiRE…

mars 3, 2011

CELA FAiT DES MOiS (et j’exclus évidemment les quasi 10 dernières années…) que cela dure et que je ne dis rien. Aujourd’hui, je vous livre une partie d’un mail envoyé hier, mercredi 2 mars, par un habitant d’Abidjan. C’est juste un témoignage parmi des millions. Et ça fait juste très mal.

« Ici, tous les jours nous recevons des mauvaises nouvelles des quartiers et des régions. Je suis dans un quartier épargné pour l’instant et je ne sors pas trop. Nous n’avons plus de banque et comme il n’y a pas eu d’avertissement, certains se retrouvent financièrement démunis. On trouve encore de quoi faire des provisions à condition de pouvoir payer. Western union aussi est fermé et pas moyen de se faire dépanner. Nombre de société ont fermé ce qui dit chomage pour beaucoup. Quand on sait que souvent un seul salarié nourrit toute une grande famille, on devine les conséquences de cette situation sans compter les victimes dont la liste s’allonge chaque jour. On en voit pas la fin. Dans les quartiers de Koumassi, remblais, Anyama, Abobo surtout, les gens ne dorment plus et restent en permanence sur le qui vive. Le courant est coupé dans les quartiers où il y a de la résistance. Depuis lundi l’electricité est coupée aussi dans tout le Nord du pays.  Aucune intervention possible de l’extérieur : c’est un conflit Ivoiro-Ivoirien. Hier un jeune exité s’en est pris physiquement à un soldat de l’ONUCI, celui ci s’est défendu et a donné un coup de la crosse de son arme. Chaque soldat onusien porte sa nationalité sur son uniforme.; celui-ci étant sénégalais, toutes les boutiques de sénégalais du coins ont été pillées (et celles d’a côté aussi !) et chaque jour des récits d’horreur, comme ce jeune qui a été brulé vif à Youpougon parce que soupçonné d’être dans le camp Ouattara. C’est de la folie et ça va durer longtemps. Les sanctions sont complètement inefficaces ! c’est comme pour Khadafi : un cataplasme sur une jambe de bois ! Ils n’ont peur de rien ! »

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  1. Manue Biz permalink
    mars 11, 2011 1:37

    Quelle tristesse ! Youpougon, on y tellement attaché grâce à Aya, sans parler d’Abidjan.

    Je reste toujours sidérée par l’importance de la nationalité. L’histoire du soldat onusien me rappelle celle de mon frère en mission avec Telecom sans frontière en Irak qui m’expliquait que ses premiers mots étaient toujours « I’m french » parce que malgré son dossard, brassard & co c’étaient ces 3 mots qui le mettaient hors de danger. Sans évoquer l’actualité politique française…

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